Après cette palpitante aventure du Machu Picchu, nous revenons au point névralgique de la civilisation Inca, Cuzco.Cuzco est l’une de ces villes dont j’attendais le plus lors de ce road trip en Amérique du Sud et le prochain article lui sera consacré.

Après ce trek Inca Jungle de 4 jours, nous revoilà donc à Cuzco, d’ou nous partons sur deux jours à la découverte de la civilisation Inca en sillonnant la vallée sacrée des Incas.

La vallée sacrée des Incas de Cuzco au Machu Picchu.

Cette vallée sacrée appelée aussi Urubamba qui s’étend de Cuzco au Machu Picchu (et probablement un peu plus) est le berceau de la civilisation Inca, elle est traversée par le fleuve WilcaMayu ou rivière sacrée (Wilca = rivière et Mayu = sacrée). Pour ceux qui se poseraient la question, Aucun rapport avec Johan Mayu.

 
Cette vallée porte ce nom car elle était vénérée par les Incas, la montagne, la rivière, le soleil et la terre. De par l’exceptionnelle richesse de son sol et l’ingéniosité des Incas, elle leur fournissait tout ce dont ils avaient besoin. Tous les produits agricoles imaginables poussaient dans cette vallée. C’est d’ailleurs pourquoi chaque site que nous avons visité était principalement dédié à l’agriculture.

 

Pisaq, vestiges, orfèvrerie et travail de l’argent

Pour cette partie, nous nous sommes fait embarquer dans le schéma du touriste de base, alors que nous devions visiter un musée de l’argent, nous nous sommes retrouvés dans une immense boutique avec un petit homme qui nous décrivit rapidement et à la manière d’un vendeur de sextoys, le travail et le façonnage de l’argent.

 

Pour résumer, la ville de Pisacq est réputée dans l’orfèvrerie de qualité et l’argent d’une grande pureté mais elle possède également de précieux vestiges Incas

 

Suite à cette enrichissante expérience, nous partons sur notre premier site Inca, nous y découvrons de grandes terrasses cultivables et les restes de ce qui était probablement une école.
 
site archéologique Pisaq Pérou
Vestiges de Pisaq, terrasses et école (probablement)
Une autre curiosité de ce site, le « mur aux 300 trous« , un immense pan de montagne qui servait de cimetière et où les corps étaient déposés en position fœtale. Ils étaient enterrés (ou enmontagnés) dans la montagne pour être au plus près de la terre, la Pachamama leur divinité absolue et en position fœtale pour être préparés à la renaissance dans  leur nouvelle vie.

 

mur aux 300 trous tombes Pisaq Pérou
Mur aux 300 trous, cimetière Inca à flanc de montagne, Pisaq

Ollantaytambo, temple du soleil, observatoire et terrasses

 

Plus tard dans la journée nous allons sur le site de Ollantaytambo très célèbre et très bien rénové, sur ce site on peut observer un mur rituel sur lequel se projette le soleil et qui donne lieu à une cérémonie à chaque solstice d’hiver (21 Juin)
 
terrasses Ollantaytambo Pérou
Terrasses site Ollantaytambo Pérou
temple du soleil ollantaytambo
Mur rituel du temple du soleil (regardez moi s’t’idiot)
 
En plus d’une multitude de terrasses, on observe également sur ce site un observatoire astronomique a flanc de montagne et un bâtiment composé de centaines d’ouvertures qui avait pour but de conserver les récoltes à une température plus basse (le premier frigo Péruvien… Blague de guide laissez tomber).
 
observatoire astronomie maya ollantaytambo Pérou
Observatoire astronomique à droite et Frigo Géant à gauche
 
Le midi, notre tour s’arrête dans un immense restaurant à touristes avec buffet à volonté le tout payable (6€) que bien sûr nous ne voulions pas payer préférant manger des bananes ou nous débrouiller par nous même. C’est alors que nous quittons la joyeuse assemblée que la femme du restaurant nous appelle « Venez, nous ne voulons pas séparer les groupes, nous vous faisons le repas à 10 soles ».
Très bien madame, je peux vous dire que les Péruviens ne réinviterons pas de si tôt 3 Français à un buffet à volonté, nous sommes repartis en roulant.
 

Chinchero, production artisanale de tissu

L’après midi, nous partons visiter un dernier site et assister à une présentation des tissus par une locale (qui connait très bien son texte), elle nous a montré comment colorer, tisser (et vendre) la laine d’alpaga (espèce de lama à poils doux) avec laquelle les Incas confectionnaient leurs vêtements.
 
coloration traditionnelle de laine Alpaga Pérou
Coloration de la laine d’Alpaga avec de la cochenille (bestiole du cactus)

 

Le lendemain nous repartons pour une session bus en direction de deux autres sites Incas de la vallée sacrée, l’amphithéâtre de Moray et les salines de Maras, c’est d’ailleurs la journée que nous avons préféré.
 

Amphithéâtre de Moray, incarnation du génie civil Inca

En premier nous nous rendons à Moray, un site très intéressant, il porte le nom (et la forme) d’amphithéâtre mais il n’en est rien. Ce site est une preuve indéniable de l’intelligence et de l’avancée indéniable du génie civile Inca.
 
amphithéâtre de moray au pérou
Amphithéâtre de Moray, laboratoire de cultures géant
 
La forme en Amphithéâtre permettait aux incas de créer différents niveaux de fraîcheur pour les cultures et ce site servait de laboratoire à l’empire Inca, c’est là qu’étaient testées les nouvelles plantations. Cet amphithéâtre est en parfait état car il à été rénové à 80 % et reste aujourd’hui unique en son genre.
bob cochonou à l'amphithéâtre de moray
Position Bob  Dark Vador, la préférée des Incas

Salines de Maras, Impressionnant, Ingénieux

La dernière étape de notre voyage dans la vallée sacrée des Incas nous amène aux salines de Maras, un lieu sublime et très curieux. Ce genre de salines existe seulement en trois endroits en Amérique du sud. Au début le concept paraît improbable, récolter du sel en montagne (WTF!). 
 
 
salines de Maras au pérou
Salines de Maras, récolte de sel en Montagne
 
La présence du sel à Maras est en fait facilement explicable, lorsque les montagne sont apparues, sortant de la mer il y a des millions d’années, une forte concentration de sel s’est trouvée emprisonnée dans celles ci.
 
Salines de MAras vallée sacrée des incas Pérou
Salines de Maras, des centaines de bassin pour récolter le sel, Pérou
Les cours d’eau souterrains qui parcourent les montagnes emportent avec eux une forte concentration saline et ce sont ces cours d’eaux qui sont exploités pour créer les salines. Un endroit fabuleux, ingénieux et coloré qui est aujourd’hui encore exploité. Le sel de Maras est d’ailleurs l’un des plus purs et les plus chers et est uniquement dédié à l’export (trop cher pour les Péruviens).
 

saline maras team cochonou

SONY DSC

Et nous? Et bien tout va bien! Team Cochonou à Maras !
Une exploration très sympathique de la vallée, un peu longuet en bus mais par manque de temps la solution du tour de 2 jours était la plus efficace et la moins chère mais il vous serait facilement possible de le faire par vos propres moyens car de nombreux hôtels et auberges se trouvent aux points stratégiques.
 
Check List: Se faire exploser le ventre dans un « Flunch » Péruvien: CHECK